- " Au fond de toi, cette plainte, ce cri rauque qui est allé s'amplifiant, mais que tu réprimais, refusais, niais,
et qui au fil des jours, au fil des ans, a fini par t'étouffer.
Tu sombrais. Te laissais vaincre. Admettais que la vie ne pourrait renaître.
Te ressusciter. Te recréer. Te dire au fil des ans et des hivers avec cette lumière qui te portait,
mais qui un jour, pour ton malheur et le mien, s'est déchirée."
et qui au fil des jours, au fil des ans, a fini par t'étouffer.
Tu sombrais. Te laissais vaincre. Admettais que la vie ne pourrait renaître.
Te ressusciter. Te recréer. Te dire au fil des ans et des hivers avec cette lumière qui te portait,
mais qui un jour, pour ton malheur et le mien, s'est déchirée."
Mes larmes se sont mutées en couperets. Chaque goutte laisse une marque rouge, nette et profonde sur mes joues meurtries. - Le sel irrite la blessure et la ré ouvre, déliant le désespoir étroitement enfermé dans ma chair a vif. Mon corps explose, mon sang bout à mes tempes, mes poings se crispent, mes dents se serrent. Agenouillée dans la poussière, me voici hurlant mon mal-être.
- Ma voix s'éraille au fur et à mesure que je crie.
Ma longue exhortation ricoche sur les murs, fissure le verre des fenêtres et résonne dans ma tête. Le tout remplissant mon être d'un vide intersidéral. Ce foutu muscle dans ma cage thoracique continue de battre. L'esprit en enfer, le corps sur Terre. Je crie au désespoir de quelque chose d'arraché, de déchiré, d'avorté.
Ma longue exhortation ricoche sur les murs, fissure le verre des fenêtres et résonne dans ma tête. Le tout remplissant mon être d'un vide intersidéral. Ce foutu muscle dans ma cage thoracique continue de battre. L'esprit en enfer, le corps sur Terre. Je crie au désespoir de quelque chose d'arraché, de déchiré, d'avorté.
« Malgré sa mise à mort, mon c½ur continue de battre. »
